Pour une transformation écologique réussie!

La sensibilité écologique des citoyens et des salariés en entreprise est croissante , et l’année 2023 n’a pu que renforcer la conscience que le changement climatique est bel et bien en marche. Pourtant, alors que cette conscience évolue, on ne perçoit pas encore de changement à grande échelle, de véritable transformation écologique des esprits et des comportements.

Quelles sont donc les conditions à réunir pour qu’une telle transformation se mette en œuvre?

La nécessaire prise de conscience

La première étape incontournable, avant toute action de transformation écologique est la prise de conscience de la nécessité à agir.

Il faut comprendre que le changement climatique est en œuvre, que chaque dixième degré de réchauffement de la planète a des conséquences. Il faut aussi avoir intégré que ce changement climatique est d’origine exclusivement humaine (raison pour laquelle on parle désormais d’anthropocène ou « ère de l’être humain ». Mais il faut aussi avoir compris que le changement climatique est un des problèmes, mais malheureusement pas le seul, que 6 des 9 limites planétaires ont d’ores et déjà été franchies et que s’attacher uniquement à la limitation du réchauffement de la planète ne suffira pas.

 

Comment parvenir à cette prise de consciences?

  • En organisant ou en participant dans son entreprise une Fresque du Climat: atelier d’intelligence collective d’une durée de 3 heures qui permet de comprendre les liens de causalité entre les activités humaines et le changement climatique;
  • En lisant des ouvrages tels que Tout comprendre (ou presque) sur le climat, ou Tout comprendre (ou presque) sur la biodiversité: des ouvrages sous forme de fiches thématiques au format ludique qui permettent de répondre en quelques pages à des questions telles que « quelle est la différence entre météo et climat? ».
  • En lisant le dernier rapport du GIEC ou a minima « Le GIEC, urgence climat – le rapport incontestable expliqué à tous » de Sylvestre Huet.
  • En se formant en ligne grâce au BA BA du Climat et de la Biodiversité créé par le Cned.

Cette étape de sensibilisation et d’acculturation du plus grand nombre est la première condition indispensable, mais non suffisante, à la prise de conscience qui permettra ensuite la mise en action.

La connaissance des ordres de grandeurs et des leviers d’action

Après la prise de conscience, il est indispensable de connaître les ordres de grandeur mais surtout les moyens d’actions à la disposition du citoyen, du consommateur, du salarié.

Car les solutions pour limiter le réchauffement climatique et la perte de biodiversité notamment existent déjà. Elles sont même déjà mises en œuvre à petite échelle un peu partout sur la planète. Une fois la sensibilisation (cf. étape 1) réalisée souvent on s’interroge souvent: « OK mais concrètement on fait quoi? ». C’est pourquoi cette seconde étape doit rapidement arriver après la sensibilisation, faute de quoi la sensibilisation peut ne pas avoir d’effet réel : la sensibilisation si elle n’est pas associée à cette étape sur les ordres de grandeur et les leviers d’action peut en effet avoir pour conséquences une sidération paralysante, voire mener à l’écoanxiété.

Il est donc très important d’associer ces deux étapes clés.

Des ateliers misant sur l’intelligence collective permettent de découvrir ces ordres de grandeur notamment en matière d’empreinte carbone mais surtout toutes les actions possibles pour la limiter et ainsi atteindre l’objectif fixé par les accords de Paris.

C’est le cas par exemple de l’atelier low tech Inventons nos vies bas carbone, d’une durée de 1 à 3 heures environ. C’est un atelier qui présente les objectifs de l’accord de Paris en matière de réduction de l’empreinte carbone à l’horizon 2050, mais surtout qui permet de prendre conscience du chemin à parcourir pour y parvenir. Cet outil permet à chacun d’identifier ses moyens d’actions, mais également réfléchir aux actions collectives à envisager.

C’est d’ailleurs cet atelier qui a été choisi par l’État pour former tout d’abord ses 25000 cadres supérieurs, avant de former d’ici à 2027 l’ensemble de ses agents.

Envisager de nouveaux récits

La troisième condition nécessaire au déclenchement de l’action, et de la transformation écologique, c’est de la mettre en images, en récit.

Si l’on veut agir pour l’avenir, encore faut-il pouvoir se l’imaginer, différemment de ce que nous présentent les scénarios catastrophes hollywoodiens. Car un avenir compatible avec les limites planétaires est possible, mais il faut l’imaginer, le dessiner, le montrer pour donner à tous-tes l’envie de le vivre. Et il est forcément différent aussi de notre quotidien d’européen en 2024!

Mais qui dit sobriété, décarbonation et protection du vivant ne veut pas dire perte de qualité de vie et tristesse infinie!

Pour booster ou réactiver son pouvoir d’imagination, on peut commencer par lire le livre de Rob Hopkins Et si … on libérait notre imagination pour créer le futur que nous voulons? .

Ensuite, il faut partir en voyage en 2030 Glorieuses . C’est certainement le voyage le plus dépaysant qu’il vous sera donné de faire. Vous rentrerez de ce voyage motivé et plein d’enthousiasme pour faire le premier pas vers cette belle décennie des 2030 Glorieuses, solidaires et soutenables. En effet, lors de ce voyage vous aurez pu imaginer le monde plus solidaire plus juste et plus respectueux du vivant des années 2030 et toutes les étapes qui ont permis d’y arriver.

En tant que catalyseur de changement durable je peux, grâce à des outils de facilitation et d’intelligence collective, vous aider à identifier ces freins et à sortir du « oui, mais…. ».

Car la clé de la transformation écologique est bien de transformer nos « Oui, mais…. » en « Et….si? ».

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